Haute Ecole Libre Mosane

Les projets durables des futurs ingénieurs GED

Fin de quadri et fin des projets pour les étudiants en 2e année de master en Génie énergétique durable. En effet, ils assistent à leurs derniers cours à HELMo Gramme avant de partir en stage et c'est donc l'occasion de montrer le résultat de leurs différentes réalisations. Nous avons eu l'occasion de rencontrer 3 groupes et leurs réalisations. 

Unité de production de pellets

Au Maroc, la consommation en bois est importante pour cuisiner ou se chauffer alors que le problème de déforestation l'est tout autant. Il apparaît également que le Maroc est un grand producteur d'huile d'argan.
Composé d'une cosse, d'un amandon et de pulpe, chaque composant de l'argan peut être valorisé : l'amandon pour l'huile, la cosse et la pulpe pour produire un pellet.
Les cosses passent donc de l'état de déchets résiduels à celui de copeaux, transformés en pellets grâce, idéalement, à la pulpe du fruit. Ici, c'est du miel que les étudiants ont utilisé pour façonner les petits bouchons à brûler. 
Ils ont développé deux machines permettant de mélanger et de former les pellets. 
Evidemment, il reste des ajustements à apporter, notamment pour que les machines ne s'encrassent pas avec le mélange rendu collant par le miel. 
Amin Lazraq, Geoffrey Fimpa, François Scholzen, Alison Taziaux

Unité de régénération de résine échangeuse d'ions

Dans un ballon, les étudiants ont fait fermenter des levures de bières et du sucre d'orge pour obtenir une mixture à 15% d'alcool. De ce mélange, ils sont à présent occupés à en récupérer l'éthanol qui atteint actuellement un taux de 70%. 
Le méthanol, toxique, en a été extrait pour permettre l'obtention d'un alcool fort, similaire au peket. 

Pierre Boulvain, Sacha Etienne, Samuel Deboit

Unité de biométhanisation

L'idée est ici de fournir du biogaz pour alimenter les becs bunsen des laboratoires de chimie, situés au 6e étage du Campus et utilisés par toutes les sections au quotidien. 
 
Contrairement au gaz naturel (butane ou propane) qu'on utilise habituellement, qui sont des énergies fossiles importées, issues de la production du pétrole ou extraites de champs de gaz souterrains, le biogaz (méthane) est le fruit de la fermentation de matières organiques comme les bouses d'animaux, les déchets verts, ... à l'image de ce qui se passe dans un compost qu'on ne retourne pas et privé d’oxygène.
 
Le réservoir du prototype de biométhaniseur a actuellement une capacité de 200L, et est chauffé à 40 degrés pour favoriser la fermentation, ce qui décompose l'intrant (l'apport organique) et forme ainsi le biogaz. À terme, le projet est de pouvoir installer une unité de biométhanisation enterrée au fond du parc du campus, capable d’alimenter en gaz les becs bunsens des labos de chimie.
 
Les déchets verts de la cafétéria du Campus pourraient être utilisés mais l'installation à alimenter en gaz est gourmande et les cuisiniers ont à cœur de diminuer leurs déchets. Les feuilles mortes d'automne peuvent également être utilisées mais cela resterait un apport saisonnier... Lors d'une visite à la station d'épuration voisine, une idée est survenue : l'idéal serait de récupérer 2 tonnes hebdomadaires de déchets d'épuration pour fonctionner avec un partenaire local. Pour ce faire, si cela devenait régulier, il faudrait mettre en place permis, sécurité, logistique... Affaire à suivre !


Virginie Dieu, Louis Raty, Flemming Westhof, Robin Weelen, Maxence Simons, Guillaume Schoebrechts, Michel Herbillon


 


Contact: Christian Charlier
Publié le : 10-12-19