Haute Ecole Libre Mosane

e6528c60-da38-4fd8-a0b1-7a9c47168f2c
d255ed0c-3e73-474b-9819-90c1b186656b

Enseigner le français dans le secondaire inférieur

La recherche à HELMo sur un diagnostic de Covid-19

f2ef57a6-fe91-482d-9dde-f41b1bfd7632

Face à cette pandémie de Covid-19, HELMo et son centre de recherche joignent leurs forces à celles de l'UNamur et de l'entreprise Eurogentec quant à l'étude de kits de diagnostic.

Alors que chaque jour la pandémie gagne du terrain, le temps est compté pour trouver des solutions. Il est donc dans l'intérêt général que les forces vives travaillent de concert. C'est dans cet esprit que HELMo met à disposition ses experts en la matière. 

Une équipe d'enseignants du cursus Technologue de Laboratoire Médical renforcée par des chercheurs du CRIG s'est positionnée en tant que volontaire dans la lutte contre le virus en prenant contact avec l'UNamur, afin de contribuer à augmenter la capacité des tests de diagnostics cliniques. Cette équipe se compose de :

  • Birgit Quinting
  • Marine Joris
  • Frédéric Oprenyeszk
  • Florence Mahy
  • Sylvie Bodart
  • Stéphanie Tollenaere
  • Catherine Raskin
  • Annabelle Lejeune
  • Sonia El Guendi.

Une nouvelle méthode de diagnostic a été développé par l’équipe du Dr N. Gillet (UNamur), qui en a fourni le protocole à HELMo. Ce diagnostic se compose de deux grandes étapes :
  1. l'inactivation et l'extraction du matériel génétique de l’échantillon (frottis réalisés au niveau du nez et de la gorge)
  2. la recherche de séquences génétiques spécifiques au virus SARS-Cov-2 par une technique de biologie moléculaire appelée qPCR

Toutefois, le réactif "Trizol" - utilisé pour l'extraction du matériel génétique - pourrait rapidement devenir un réactif limitant, étant donné son utilisation par tous les laboratoires de diagnostic partout dans le monde. Or, la firme Eurogentec propose une alternative rapide. Le souci, c'est qu'elle n'est pas validée pour ce type d’extraction.
L'équipe HELMo va donc réaliser une étude comparative de ces deux méthodes d'extraction. L'objectif est de vérifier si l'extraction rapide peut être utilisée telle quelle ou éventuellement être adaptée. 

La méthodologie de ce développement a été rédigée et validée par l’UNamur et Eurogentec. Elle prévoit de réaliser les premiers tests sur du matériel non infectieux.
C’est donc en toute sécurité que les expériences ont débuté ce lundi 20 avril 2020 au sein des laboratoires du Campus de l’Ourthe. En ce qui concerne les équipements, l'équipe travaillent dans les laboratoires complètement réaménagés il y a 5 ans, dans le but de répondre aux exigences du cursus. Il a toutefois été nécessaire de vérifier l'exactitude et la précision du matériel pour ensuite créer un circuit adéquat pour les échantillons.

Ce développement devrait mobiliser 5 chercheurs à temps partiel. Tous sont très motivés de contribuer à augmenter la capacité du testing en laboratoire, d’autant plus important que le moment de déconfinement approche. Si les autorités souhaitent éviter le risque d’une nouvelle flambée de l’épidémie, il faut intensifier les tests afin de connaitre le statut (porteur du virus ou non) d’un maximum de personnes.

La recherche devrait durer environ 4 semaines. Elle permettra à l’équipe de pratiquer cette nouvelle méthode de diagnostic afin de pouvoir l’enseigner, dès l’année prochaine, aux étudiants TLM, d’intégrer un réseau de recherche réunissant Universités et Centres de Recherches de différents endroits du pays autour de cette thématique et, finalement, d’être en première ligne pour en apprendre plus sur l’actuel ennemi public N°1. Si les résultats de la recherche sont intéressants, l’équipe les publiera en open access afin de les rendre accessibles à toute équipe à la recherche d’alternatives pour l’étape d’extraction.

En unissant nos forces dans ce projet, l'équipe de Technologues de Laboratoire Médical de HELMo espère modestement apporter sa contribution aux côtés de l'UNamur et de la société Eurogentec.


Contact: Sacha Munaut
Publié le : 20-04-20