Haute Ecole Libre Mosane

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HELMo Campus Guillemins

Quelles perspectives pour le projet OPTHYBRIDE ?

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Après plus de 2 années de travail sur le projet OPTHYBRIDE, le chercheur du CRIG, Thomas Gossuin peaufine son rapport. Quels sont les résultats et les pistes ouvertes par le projet ? Et quid de cette première expérience en recherche pour notre alumni de HELMo Gramme ?

OPTHYBRIDE, projet de recherche subventionné par le programme "First Haute Ecole", a pour objectif de développer un outil numérique d’optimisation automatique de la répartition matérielle dans le processus d’allégement économique d’une structure hybride. Avec Vincent Kelner comme promoteur HELMo et Didier Garay de chez Sirris comme partenaire industriel, ce projet ne pouvait être que très pointu. Pour le mener à bien, le CRIG a pu compter sur Thomas Gossuin, ingénieur alumni de HELMo Gramme. 

Nous avons  rencontré Thomas pour la seconde fois (cfr l'article du mois d'avril sur OPTHYBRIDE) afin de faire le point et prendre du recul sur cette expérience enrichissante.

Où en est le projet ?

Le but du projet OPTHYBRIDE était de développer, en partenariat avec Sirris, une suite numérique qui comprenait 3 modules :
  • Un algorithme d’optimisation => algorithme génétique
  • Un formalisme de distribution de matière => diagramme de Voronoï
  • Un mécanisme d’évaluation => logiciel d’Analyse par Éléments Finis
Le couplage de ces 3 modules permet une optimisation de plusieurs objectifs simultanément : minimiser la masse, maximiser la résistance mécanique et minimiser le coût de composants mécaniques (en particulier dans l’industrie automobile et aéronautique).

À l’heure actuelle, la plupart des processus d’allègement structurel cherche à remplacer ces composants mécaniques en métal par des produits intégrant des matériaux plus légers (majoritairement composites et/ou thermoplastiques). On les appelle des composants hybrides. Toutefois, ce remplacement ne peut généralement pas s’envisager par une simple substitution et ce, pour diverses raisons : forme pas adaptée, performances insuffisantes, coût prohibitif.

OPTHYBRIDE permet donc de répartir de manière optimale ces différents matériaux afin de générer des composants hybrides plus légers, plus (ou au moins aussi) résistants et moins chers que leurs équivalents métalliques.

Au bout de ces 2 années de recherche, une première version de la suite numérique a été développée et validée sur un cas-test académique. Un autre cas-test plus proche de la réalité industrielle a été étudié mais d’autres développements sont encore nécessaires pour le valider entièrement (notamment en prenant en compte le coût de fabrication et d’usinage des composants hybrides).

Quel est l'avenir d'OPTHYBRIDE ?

Il reste encore pas mal de développements à réaliser avant d’aboutir à un logiciel « commercialisable », OPTHYBRIDE en est que le premier jalon. Il faut à présent soumettre la suite numérique à une batterie de cas-tests, en augmentant progressivement la difficulté jusqu’à parvenir à l’étude d’un véritable produit industriel. Pour y arriver, l'équipe aura besoin de nouveaux partenaires industriels et de nouveaux financements.

Regard sur le métier de chercheur au CRIG

Plusieurs éléments soulignés par le chercheur :
  • Première expérience professionnelle au sein d’une structure dynamique et véritablement familiale (« la famille du CRIG »).
  • De chouettes interactions entre chercheurs avec des projets innovants, des collaborateurs qui proviennent d’horizons variés (biomédical, ingénieur, GRH, …) et avec le corps professoral de HELMo Gramme.
  • Une belle récompense sous la forme d’une publication scientifique acceptée dans le cadre d’une conférence internationale au Mexique (GECCO)
 


Contact: Sacha Munaut
Publié le : 21-09-20